Recherche

 

Spécifiquement visée par les groupes terroristes, la France déploie des moyens d’action pour lutter efficacement contre la menace.

Combien de personnes impliquées dans le conflit syro-irakien ?

  • En 2017, on dénombre environ 10 000 djihadistes étrangers sur zone syro-irakienne, dont 3 000 provenant de pays européens et un peu plus d’un millier partis de France.
  • Parmi eux :

      - moins de 700 personnes sont encore sur zone (57 % d’hommes et 43 % de femmes), tendance en baisse ;
      - près de 280 personnes sont présumées mortes, tendance en forte augmentation depuis l’intensification des combats ;
      - environ 200 personnes sont en transit dans un pays tiers pour rejoindre la zone ou en revenir.

  • Aux djihadistes, s’ajoutent environ 400 mineurs dont environ 1/3 sont nés sur zone.
  • Si environ 950 personnes ont manifesté des velléités de départ depuis la France, environ 240 personnes sont aujourd’hui revenues sur le territoire national et sont depuis prises en compte socialement, judiciairement et/ou psychologiquement par les institutions.

Les chiffres de la radicalisation

À l’automne 2017, un peu plus de 12 800 personnes ont fait l’objet d’un signalement :

  • Pour moitié via le Numéro Vert ou le formulaire en ligne de Stop-Djihadisme ;
  • Pour moitié directement via les états-majors de sécurité des préfectures.

Il s’agit de signalements déclaratifs, certains cas peuvent être avérés et déboucher sur une radicalisation violente et des velléités de rejoindre le théâtre syro-irakien. D’autres concernent des prémices de radicalisation, des points d’alerte qui doivent être entendus pour éviter une dégradation des comportements et un processus de violence.

Toutes ces situations sont analysées par les états-majors de sécurité au sein des préfectures pour déterminer la nature du suivi et de la réponse à apporter.

Des moyens de lutte en constante adaptation

La menace que l’islamisme radical violent fait peser sur la France s’annonce durable. Même si daech finit par perdre son socle territorial en Syrie et en Irak, il faudra du temps pour la réduire. La spécificité de la menace terroriste actuelle nécessite donc une réponse globale alliant prévention et répression dans le respect des libertés publiques. L’action répressive, dirigée vers les personnes impliquées dans des projets terroristes, a déjà permis de déjouer un nombre significatif d’actions violentes en préparation et de sanctionner les personnes responsables. Le dispositif préventif, lui, s’inscrit dans une démarche d’anticipation de la menace : protection de la population, prévention des passages à l’acte et de la radicalisation violente, lutte contre les réseaux djihadistes, etc. 

Pour parer efficacement à la menace, l’État a rehaussé le niveau de protection des citoyens français : renforcement des effectifs des services de sécurité, consolidation des moyens de fonctionnement des ministères de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice, perfectionnement des outils et méthodes de renseignement, durcissement et amélioration de l’efficacité de tous les dispositifs de sécurité pertinents.

Lire « Quels sont les risques pour les intérêts et les ressortissants français à l’étranger ? »

Lire « Quel est l’arsenal juridique de la France contre le terrorisme ? »

Partager l'article

à lire aussi