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Pour mener son entreprise de terreur dans le monde, daech s’appuie sur des moyens humains et militaires importants. Mais parce que la situation au Levant évolue rapidement, ces moyens restent compliqués à chiffrer.

Les combattants et les contingents étrangers

Il est difficile d’évaluer avec précision le nombre de combattants de daech. Entre 10 000 et 12 000 étrangers combattraient au Levant en faveur de l’organisation. Les combattants francophones sont largement représentés, notamment par plusieurs milliers de Tunisiens, quelques centaines de Français mais aussi des Belges, des Suisses, des Marocains, des Algériens, des Mauritaniens, des Libanais et des Canadiens. Les pertes sont estimées à 1 000 hommes par mois, en plus de celles recensées en Libye, au Sinaï et dans les autres provinces déclarées du califat, de l’Afghanistan au Nigéria.

Des moyens militaires difficiles à estimer

Également difficiles à estimer, les moyens militaires de l’organisation rassembleraient au moins 60 000 fusils d’assaut, des centaines de lance-roquettes antichars et plusieurs dizaines de missiles antichars. Daech détiendrait par ailleurs moins de 100 blindés légers, moins de 40 chars de combat, moins de 40 pièces d’artillerie lourde, moins de 100 mortiers et un nombre de véhicules logistiques importants (entre 3 000 et 5 000 pick-up et 1 000 camions de transport).

Des moyens artisanaux en support

Dans certaines localités stratégiques, à l’arrière des lignes de front et dans ses capitales régionales, Raqqa et Mossoul, daech a mis en place des fabriques artisanales de munitions. Celles-ci produisent des roquettes et des obus, alimentant rapidement et régulièrement les lignes de front. Les munitions pour l’armement léger ou les armes collectives de plus gros calibre sont achetées sur les marchés parallèles ou récupérées sur les positions abandonnées par les adversaires. Daech utilise également quelques drones tactiques pour effectuer des reconnaissances et des tirs relativement précis. Enfin, l’organisation emploie des moyens non-conventionnels qui suscitent le choc chez ses opposants et ont un impact psychologique fort : armes chimiques, engins explosifs improvisés, etc.

Pour aller plus loin

Le système d’organisation de daech

Le territoire contrôlé par daech est divisé en « wilayat ». Les « walis » sont responsables d’une zone équivalente à une province irakienne ou syrienne. Ils donnent leurs directives aux « katibas », les cellules de base. Chaque « katiba » est autonome et réunit de quelques dizaines à quelques centaines de combattants. Chaque unité possède sa propre logistique et ses moyens de communication. C’est elle aussi qui organise la vie de famille des combattants, regroupés en un même lieu. 

 

Crédit photo : BedirKhan Ahmad / Transterra Media

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