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Pratiquer assidûment une religion ne signifie pas forcément tomber dans la radicalisation. Il existe d’autres signes, parfois peu visibles, qui doivent alerter les proches et les pousser à prévenir les autorités. 

Une pratique religieuse qui isole de la société

Appliquer strictement les préceptes d’une religion ne constitue pas un élément alarmant en soi. Il en est autrement lorsque la pratique religieuse s’intensifie et consiste à abandonner les modes de pensée laïque, rationaliste et scientifique puis, à cause de cet abandon, à entrer dans des systèmes de pensée religieuse de plus en plus obscurantistes et intolérants. La pratique religieuse doit alerter l’entourage quand elle entraîne une rupture avec les autres : arrêt de l’école pour pouvoir prier, rejet des origines, refus de la mixité, refus de partager le repas de croyants d’autres religions, quête de pureté, etc. Les individus en voie de radicalisation se tournent alors souvent vers leur communauté religieuse et adoptent un vocabulaire spécifique à leur nouvelle identité.

Un discours politique radical

La radicalisation religieuse peut aboutir à une radicalisation du discours politique. Le langage révèle alors des signes inquiétants d’embrigadement. En l’occurrence, les discours djihadistes prennent souvent appui sur l’idée d’un complot anti-islam et empruntent leurs arguments aux idéologies antisémites, conspirationnistes, communautaristes, identitaires et victimaires. Les personnes en voie de radicalisation expriment par exemple des ressentiments vis-à-vis de l’Occident, dont elles veulent se venger.

En cas de doute ou de questionnement, n’hésitez pas à appeler le 0 800 005 696 (Numéro Vert, service et appel gratuits). 
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