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En avril 2014, le Gouvernement a mis en place un Numéro Vert (0 800 005 696, appel gratuit) dédié à tous ceux qui s’interrogent ou s’inquiètent du possible embrigadement sur une personne de leur entourage. 

 

Les personnes qui me répondent sont là pour m’écouter et ne me jugeront pas.

VRAI. Votre appel sera pris en charge par un agent expérimenté et formé. Il vous écoutera, aussi longtemps que vous le souhaiterez, et vous apportera les réponses aux questions que vous vous posez. Il n’est pas là pour vous juger, mais pour vous aider, aider la personne que vous signalez, ainsi que sa famille.

 

Je ne veux pas appeler pour rien. Il vaut mieux attendre d’être sûr que la personne s’est radicalisée avant de la signaler auprès de la plateforme.

FAUX. Même si vous n’êtes pas encore certain d’avoir perçu les signes d’une radicalisation violente, il est préférable d’appeler rapidement la plateforme. Au bout du fil, des spécialistes sont à votre écoute. Ils sauront précisément analyser les signes que vous leur décrirez et seront à même de déceler s’il s’agit d’un processus de radicalisation inquiétant ou non. Plus une situation sera détectée tôt, plus il sera possible d’éviter un drame. Il ne vous sera donc jamais reproché d’appeler trop tôt.

Lire aussi « Quels sont les signes de la radicalisation ? »

 

La personne est déjà radicalisée. Je pense qu’il est trop tard pour l’aider. Ce n’est plus la peine que j’appelle la plateforme.

FAUX. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et éviter qu’une situation s’aggrave. Même si la personne est déjà radicalisée, il est encore temps de l’aider et de soutenir sa famille. Il est préférable de nous appeler par précaution. Cela ne vous sera jamais reproché.

 

La personne est déjà partie, il est trop tard pour signaler la situation.

FAUX. Votre signalement permettra à sa famille et à ses proches de bénéficier, s’ils le souhaitent, d’un accompagnement personnalisé organisé par les services de l’État. Il permettra aussi une prise en charge adaptée de la personne signalée à son retour.

 

Si je signale une situation trop tard, je risque d’être sanctionné.

FAUX. Il ne vous sera jamais reproché d’avoir fait une démarche envers la plateforme. N’oubliez pas que mieux vaut tard que jamais.

Lire aussi « J’ai appelé le Numéro Vert, que se passe-t-il après ? »

 

Je pense que quelqu’un d’autre a sans doute déjà signalé ce cas : ce n’est donc pas la peine que je contacte à mon tour la plateforme.

FAUX. Dans le doute, il vaut mieux contacter la plateforme, afin que nous soyons certains, collectivement, que la personne concernée et ses proches sont bien pris en charge et accompagnés.

Même si le cas a déjà été signalé, les informations que vous pourrez apporter permettront peut-être de compléter celles dont la plateforme dispose. Vous aiderez alors à adapter et compléter la prise en charge mise en œuvre. En tout état de cause, il ne vous sera jamais reproché de signaler une situation déjà connue. Mieux vaut deux signalements que pas du tout.

 

Si je signale un proche à la plateforme, il aura des ennuis avec la police et la justice.

FAUX. Votre signalement n’a pas pour but de sanctionner la personne signalée, mais au contraire de l’aider et d’aider ses proches. Après votre appel, les services de l’État mettront en place un accompagnement adapté et feront tout pour éviter un drame.

 

J’ai peur des représailles. Si j’appelle la plateforme, la personne signalée le saura.

FAUX. Votre appel est strictement confidentiel, votre identité ne sera pas dévoilée.

 

Je peux témoigner de manière anonyme si je le souhaite.

VRAI. Vous n’êtes pas obligé de donner votre nom, ni vos coordonnées. Toutefois, si vous le faites, cela vous permettra, si vous le souhaitez, d’être rappelé et de bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien spécifiques au cours de cette épreuve.

 

En cas de doute ou de questionnement, n’hésitez pas à appeler le 0 800 005 696 (Numéro Vert, appel gratuit du lundi au vendredi de 9h à 18h).

En dehors des jours et des horaires d'ouverture, vous pouvez utiliser le formulaire pour contacter la plateforme et ainsi décrire la situation que vous souhaitez signaler. Vous serez systématiquement recontacté, et ce dans les meilleurs délais.

En cas d’urgence, notamment pour vous opposer à la sortie du territoire de votre enfant mineur sans la présence d’une personne titulaire de l’autorité parentale, adressez-vous sans délai au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche.

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